Parution de "Bas-Occident - Civilisation nucléaire, dernières années", un roman d'anticipation (octobre 2011)

Publié le par frederic

 

 

2040. Au Japon, l’accident tant redouté a eu lieu : le blackout
a été aussitôt décrété ; il est impossible d’obtenir la moindre
information. Vols, échanges commerciaux, tout a été annulé ;
aucun Japonais ne peut quitter le pays. «Ce n’est plus une
énième récession qui nous attend, commente un écologiste
japonais, c’est la faillite du pays et la mort.»1edecouv
Ce passage, comme l’essentiel du roman, Frédéric Gobert l’a écrit avant Fukushima.


Au coeur d’une révolution mondiale en marche, regroupés à Kumquat, village d’Écharde (France), des êtres avides de liberté, d’art et d’amour, vont travailler à constituer une nouvelle forme de société. Parmi leurs ennemis réputés invincibles : le nucléaire.
Henry Wall, venu s’isoler pour fuir un passé trouble, devient malgré lui le mentor de la communauté.
Cette recherche d’une reconstruction possible de la vie sur terre, face à l’oeuvre irréversible des accidents nucléaires, résonne particulièrement en cette période qui suit le 11 mars 2011. Roman d’anticipation, Bas-Occident est aussi un roman de dénonciations. Pour l’auteur, l’industrie nucléaire figure parmi les pires monstruosités que l’humanité et la Terre aient jamais connues.
Si Bas-Occident est captivant, c’est parce que l’on y découvre une
vision de notre monde dans trente ans, et que cette fresque
humaine, chaleureuse et drôle, est également pleine d’espoir.
Roman d'anticipation, Bas-Occident - Civilisation nucléaire, dernières
années est aussi un roman de moeurs et d'amour que l'on peut
qualifier de psychologique, historique et politique.

 

« Toute civilisation s'effondre un jour ou l'autre, or une centrale nucléaire ne subsiste que grâce à la technologie et aux infrastructures développées par la civilisation dont elle dépend, donc les centrales nucléaires s'effondreront nécessairement. » Telle est l'idée qui sourd au travers de ce roman d'anticipation, qui nous projette quelques décennies en avant. Sur fond de crises économique et énergétique précipitant la désagrégation de la société capitaliste et étatique, le récit – entrecoupé de dépêches qui brossent le tableau elliptique d'un effondrement total du système nucléaire – se concentre sur l'émergence d'une société nouvelle, au travers de la vie d'un village qui se repeuple et s'organise en commune autonome contre un État de plus en plus oppressif, dans une Ardèche de fiction astucieusement rebaptisée « l'Écharde ». Ce roman est une vraie réussite.

Xavier Rabilloud, Sortir du nucléaire, automne 2011.

 

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